Graphisme

Le prix d’un travail en graphisme

Les prix demandés par votre graphiste vous semblent élevés ?
Que comprennent-ils ?

  • Sa créativité et les techniques pour bien mettre en évidence les messages à faire passer.
    Ses connaissances des matériaux et des machines qui sont utilisées dans des chaînes d’impression et/ou sur le web.
  • Le temps nécessaire à recevoir et intégrer les contenus fournis dans la mise en page qu’il a conçue.
  • Le temps passé à la recherche pour certains travaux (comme pour les logos, par exemple).
  • Le temps passé à la recherche de certains fournisseurs (pour un certain type de papier ou technique en imprimerie, par exemple).
  • Le temps passé parfois à vous expliquer certaines fonctionnalités d’un programme, qui vous permettront d’améliorer vous aussi votre flux de travail.
  • Parfois, l’achat de polices de caractères ou de visuels (banques d’images). C’est parfois moins onéreux d’acheter une image générique dans une banque d’images plutôt que de demander au graphiste de la réaliser. Les prix pratiqués sur ces plate-formes sont avantageux parce que les créateurs vendent leurs visuels à de nombreux clients par le monde, mais vous ne pouvez pas revendiquer une exclusivité. Quant aux polices de caractères, il faut savoir que chaque police est un mini-logiciel informatique, ce qui signifie que son utilisation se fait sous licence. Certaines d’entre elles très utilisées vous sont parfois livrées/offertes avec votre système d’exploitation. Vous pouvez donc les utiliser sans vous acquitter d’une licence (elle est comprise dans le prix d’un logiciel comme Word). Néanmoins, si vous souhaitez personnaliser plus votre document, il se peut que vous deviez utiliser des polices pour lesquelles vous devez vous acquitter d’une licence d’exploitation auprès d’un fondeur (le créateur de la police). Les prix sont variables, mais il faut effectuer le bon choix, surtout si on travaille en français. En effet, certaines polices (dont celles qu’on trouve gratuitement sur internet) ne permettent pas une utilisation en français, car elles ne proposent pas les caractères avec les accents ou certains signes de ponctuations. Vous devez donc vous en référer à votre graphiste pour vous aider à opérer le meilleur choix en fonction du style de votre document et de la langue que vous allez utiliser dans votre document. Cette sous-discipline du graphisme s’appelle la typographie et elle peut constituer une spécialité à part entière (certains graphistes sont devenus des fondeurs, c’est-à-dire qu’ils se sont spécialisés dans la création de polices de caractères). Plus la police de caractère est complète (qu’elle propose des accents, différents types d’épaisseurs, de taille, de variations), plus elle est chère.
  • L’utilisation de son matériel informatique : ordinateur, imprimante et consommables (pour certaines épreuves), logiciels de mise en page et de traitement d’images, bureau, chauffage, internet, téléphone…
  • Les frais annexes : comptable, taxes (TVA, impôts des sociétés ou des personnes physiques), les échanges de mail pour modifications, les réunions si nécessaire, les formations (car les techniques évoluent continuellement pour toujours accélérer le flux de production), la voiture.

 

Combien pourrait coûter ce dépliant 6 faces US vertical fermé/ A4 ouvert ?

(attention : le prix du graphisme ne comprend pas l’impression)
Si vous fournissez les contenus textes et photos (dans la résolution adaptée), la création et la mise en page vous reviendraient à 150 € HTVA, soit l’équivalent de deux heures de travail. Si vous devez réaliser les photos, il faut compter le prix de celles-ci en plus. Dans le prix annoncé ici, une modification est comprise. Les modifications signifient des modifications de mise en page, de photos, de couleurs ou encore des corrections d’orthographe. Comme vous le constatez, le prix dépend aussi de vous et de votre organisation de travail. Si vous n’avez pas déterminé clairement ce que vous souhaitiez au préalable ou que vous n’avez pas été attentif au contenu de vos textes (voir article tips), vous risquez de devoir modifier votre document plus que ce que le permet le contrat initial. Ce qui aurait pour conséquence que votre création vous coûte plus cher que ce qu’avait envisagé le graphiste au départ, en fonction des informations que vous lui aviez fournies. Le graphiste n’est pas responsable de cette situation, parce que sa mission, c’est de mettre en page les éléments que vous lui fournissez de façon attractive pour la transmission à la cible du message que vous voulez communiquer (qu’il soit informatif ou commercial). Les éléments fournis par vous doivent être utilisables pour le support envisagé (une image de 900 pixels sur le grand côté ne sera pas correctement imprimée sur une bâche de 8 m sur 3 m, car elle est trop petite, même si elle vous paraît belle sur votre écran d’ordinateur).

Le prix des photos (ou des visuels)

Quand vous utilisez une photo, le photographe (ou l’auteur) vous cède un droit de reproduction pour une utilisation bien précise (ou pour diverses utilisations). Il vous est possible de négocier le prix de ces droits avec le photographe, mais sachez qu’il existe un barème minimal qui sert de référence, c’est le tarif sofam. Le prix des droits dépend de l’utilisation de la photo. Il dépend de la taille de la photo sur le document et du nombre d’exemplaires qui seront imprimés, en ce qui concerne les imprimés (pour un site web, c’est la taille de l’image par rapport à l’écran et la durée de publication). Le prix est plus élevé si on utilise la photo à titre commercial plutôt qu’à titre informatif. Si on considère la photo du poney noir avec licol jaune sur la face 1 du triptyque (c’est une photo que nous avons fournie), il occupe toute la page et le dépliant a été imprimé à 500 exemplaires. Son prix minimal au tarif barémique serait (pour cette utilisation dans le dépliant) de 136,71 € hors taxes. Le photographe est toujours libre de demander un prix plus élevé. Dans le cas d’Equi-claire, nous lui avons appliqué un tarif préférentiel, plus bas que le tarif barémique, car nous travaillons régulièrement ensemble et la photo a été réalisée pour une utilisation plus large, notamment aussi pour le site web.
La photo a dû être travaillée pour se fondre dans l’arrière-plan. Dans ce cas-là, nous étions bien contents de travailler notre propre photo, car nous savions que nous ne rencontrerions pas de problèmes techniques, ce qui n’est pas toujours cas avec les photos qu’on nous fournit, qui ne proviennent pas toujours de photographes professionnels et n’ont pas la qualité nécessaire pour ce type de document.

Trucs & astuces

Retrouvez quelques articles pour vous aider à vous y retrouver dans tout ce qui concerne la communication : les sites web, les cahier de charges, les petits imprimés, les grands affichages, les créations de logo et bien d’autres choses encore.

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